jeudi 22 janvier 2015
jeudi 15 janvier 2015
mardi 2 décembre 2014
Le Cap-Vert l'un des pays les mieux géré en Afrique
Accompagnée
du ministre capverdien des affaires étrangères Jorge BORGES et de l’ambassadeur
de son pays à Dakar, Mme DURTE a rencontré les étudiants du Cesti et les
journalistes dans la salle visioconférence de l’UCAD II pour promouvoir sa
candidature. Face à l’auditoire elle a
exposé son bilan en tant que ministre des finances et du plan du Cap-Vert de
2006 à nos jours.
Madame la ministre a axé son intervention sur
la réussite des réformes économiques au Cap-Vert et sa candidature à la BAD.
Elle indique que son pays est devenu un pays à revenu intermédiaire depuis 2008
et l’un des mieux lotis dans le domaine des infrastructures en Afrique. Elle
dit que ces résultats sont les fruits de trois grandes réformes :
politiques, économiques et institutionnelles.
La
démocratie et la transparence sont des piliers essentiels pour construire une
économie moderne. Ainsi elle souligne que la réforme des finances publiques est
l’une des plus réussies dans son pays. « On a adopté un système de gestion
des finances publiques basé sur les résultats. Le budget est sur l’Internet et
chaque Capverdien peut appeler le
ministère des finances pour poser des questions », ajoute-t-elle.
Sur
le plan économique, elle soutient que le Cap-Vert a mis en place un programme
d’investissement qui vise à attirer les entreprises africaines et les
investissements directs étrangers (IDE). Selon elle le pays remplit toutes les
conditions sociopolitiques et sécuritaires
pour accueillir les investisseurs. Pour clore son bilan, elle a magnifié les femmes qui ont joué un grand rôle
dans cette réussite économique, politique et sociale. Par exemple elles
occupent 53% des postes ministériels notamment des ministères clefs, dit-elle.
Concernant
sa candidature, Mme DUARTE qui se définit comme une réformiste met en avant
son expérience en tant qu’ancienne vice-présidente de la banque américaine City
Bank en Afrique. Elle affirme que la BAD doit devenir une banque
d’investissement de référence dans notre continent au lieu d’être une agence multilatérale
pour appuyer le développement et les réformes institutionnelles. Elle a terminé
son discours en ces propos « quand il s’agit de réformer, je n’ai pas peur ».
Abdourahim
Barry (étudiant
au Cesti)
vendredi 28 novembre 2014
Femmes et médias au Sénégal
Le Centre d’étude des sciences et
techniques de l’information (Cesti) a consacré le carrefour d’actualité de ce
mercredi à un panel sous le thème : « Femmes, médias et gouvernance ». En partenariat avec l’Institut Panos Afrique de l’Ouest cette rencontre s’inscrit
dans le cadre
des activités du 15éme sommet la francophonie. Le panel est
composé du journaliste formateur au Cesti Mame Less Camara, de madame Niasse de
l’Agence pour le Développement du Marketing Social (ADEMAS) et Libasse Hane spécialiste
des médias à Panos.
La
place de la femme dans la société continue de faire débat et de soulever des controverses.
Ainsi les panélistes ont abordé la question sous l’angle des médias et la
gouvernance. Selon eux les journalistes doivent jouer un grand rôle dans la
lutte contre les violences faites aux femmes par leur manière de traiter les questions
concernant les femmes et la place accordée à celles-ci.
Parlant
de la violence faite aux femmes et du comportement des médias, Mame Less Camara
soutien que cette violence faite constitue un argument pour la vente car les
articles qui parlent de ces problèmes sont les mieux vendus. Il fustige le
comportement de certaines femmes qui selon lui participent au saccage de leur
image par ce qu’elles reproduisent ce qu’on fait d’elles.
« Les
inégalités entre hommes et femmes datent de très loin car la société a été
façonnée par et pour les hommes. Il faut donc que la presse arrête de considérer
les femmes comme de bonnes femmes », conclut-il.
Quant
à madame Niasse elle affirme que les femmes occupent une place minime, elles constituent
un sujet d’information dans les médias. Il y a un déficit de visibilité des
femmes dans les médias, elles sont à « la une » que pour faire
du people. Comme son prédécesseur Mme Niasse estime que certains journalistes
traitent la question des femmes avec sensationnalisme. Les contenus
diffusés dans la presse véhiculent
inconsciemment des images négatives de la femme. Elle ajoute qu’on doit amener les femmes à défendre leur
image dans les médias.
Libasse
Hane Le 3ème intervenant lui a traité le sujet sous l’angle de la
gouvernance. Il soutient qu’on ne peut pas avoir une démocratie au moment où un
groupe est exclu. Il a donné l’exemple des zones de conflit, les femmes payent
toujours un lourd tribut, mais quand il s’agit de négocier la paix elles sont
exclues. Parlant de la parité, M. Hane affirme « si les femmes n’arrivent
pas à contrôler les bureaux exécutifs locaux, la parité n’aura servi à
rien ». Il a enfin dit que si les femmes ne s’impliquent pas au cœur du
système de gouvernance, elles ne pourront jamais changer leur situation.
Abdourahim
Barry (étudiant
au Cesti)
jeudi 27 novembre 2014
Les sénégalais et le civisme: quel rapport entretiennentt-ils?
Le civisme est défini par Le
Grand Robert comme « le zèle du citoyen pour sa patrie, sens des devoirs collectifs
au sein d’une société ». Ainsi il peut avoir comme synonyme le patriotisme. Cependant
où en est la situation dans notre pays? Les sénégalais sont- ils civiques? « Pour
le roi, souvent. Pour la patrie, toujours ». Cette citation de Jean-Baptiste
Colbert illustre bien l’importance du civisme chez l’individu.
Le civisme qui consiste à
respecter , faire respecter les lois et réglementent et à avoir conscience de ses devoirs envers la collectivité est l’un des piliers de la société moderne.
En résumé, le civisme est lié à un comportement actif du citoyen dans la vie
quotidienne et publique. C’est-à-dire pour que intérêt général l’emporte sur les intérêts particuliers.
Qui dit civisme dit aussi l’amour
de la patrie comme le théorise bien le président de la république Macky Sall «la patrie avant le parti ». Mais aaujourd’hui le constat est alarmant malgré les
slogans. La particularité des pays africains c’est la pauvreté, la mal
gouvernance et les guerres fratricides. Tous ces maux renvoient à l’incivisme,
au manque de patriotisme et à la tricherie.
Ainsi tout le monde est d’accord
que beaucoup de Sénégalais ne respectent
pas les heures de travail. Il est très fréquent de venir
dans une administration à 8 heures et d’attendre jusqu’à 9heures ou 10 heures avant
que les travailleurs ne se présentent. Tout récemment le chef de l’Etat a
préconisé l’instauration d’un système de pointage dans les administrations afin
de veiller au respect des heures de travail.
Sur le plan de l’indiscipline,
le Sénégal est l’un des pays les plus
touchés. Par exemple les accidents de la route sont très fréquents avec des
pertes en vies humaines inestimables souvent dues à l’indiscipline de certains
chauffeurs.
Mais aujourd’hui
le cas le plus grave se trouve dans les
universités sénégalaises. L’université est un lieu de rencontre de toute la
jeunesse sénégalaise dans sa plus grande diversité constituant un échantillon
représentatif de la population. Ces étudiants qui seront appelés à diriger
le pays comme ils aiment le dire « nous somme les futurs dirigeants de ce
pays » sont des exemples patents d’incivisme.
En effet, les étudiants
ont un comportement très blâmable dans le campus universitaire nommé « temple
du savoir ». Les étudiants sont censés être les intellectuels qui en
principe agissent avec responsabilité, mais aujourd’hui c’est le contraire qui
est en train de se passer. Le problème de respect des biens publics se pose
fortement au sein des étudiants. Au niveau des services universitaires
notamment au niveau des restaurants au lieu de respecter les rangs, beaucoup
d’étudiants préfèrent ne pas faire la
queue installant ainsi une anarchie totale parfois même des altercations voire
des bagarres.
Il est temps que les populations respectent les
biens publics, acceptent de faire la queue pour accéder aux services dont la
demande est très forte qui. Comment
quelqu’un peut rester dans les rangs presque plus d’une heure et qu’un autre
vienne le devancer en prétextant qu’il est plus pressé ? Tous ces gens une fois à la commande sont des
potentiels tricheurs, détourneurs de fonds corrupteurs et corrompus.
Donc il est temps de
changer de comportement si nous voulons avancer vers le développement et la
prospérité car rien ne s’obtient dans l’indiscipline. Nous donnons souvent
l’exemple des pays asiatiques leur force principale est la discipline.
Les autorités devraient aussi faire revenir l’éducation
civique à l’école car il est plus facile d’inculquer les valeurs civiques et
patriotiques aux enfants de bas âges qu’aux adultes. Enfin l’Etat doit faire
respecter la loi car on ne peut pas accepter dans un pays qui se respecte que
l’absentéisme soit la règle dans les administrations alors que s’ils ne perçoivent
pas leurs salaires à partir du 5 du mois ils partent en grève.
Abdourahim
Barry (étudiant au Cesti)
vendredi 14 novembre 2014
La face cachée des technologies de l'information et de la communication
«Aucune communication faite par
Internet ou par le téléphone n’échappe aux yeux et oreilles des services
secrets occidentaux, ni les données gardées par les géants informatiques américains
comme Microsoft, Google, Facebook et Yahoo». Ces propos
sont de Pierre Rimbert,
ancien rédacteur en chef du journal « Le Monde Diplomatique ». Il
animait une conférence à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) hier.
Cette conférence sur le thème « espoirs et déboires de l’information numérique »
entre dans le cadre d’un partenariat entre le Cesti et Le monde Diplomatique.
Devant
les étudiants venus nombreux assister, M. Rimbert a mis à nu la face cachée du
monde numérique. Selon lui « cet univers numérique que nous percevons
comme un monde irréel derrière nos écrans est en réalité un monde massif, physique fait
de câbles sous-marins qui traversent des milliers de kilomètres au fond des océans.
C’est une industrie lourde qui consomme énormément d’énergie et de matière première ».
Il
soutient toujours qu’avant le 7 juin 2013, l’Internet était perçu comme un
espace de liberté où chacun pouvait intervenir. Mais les révélations d’Edouard
Snowden marquent un tournant important dans la perception de l’Internet dans le
monde.
Ce
qui est plus grave sur cette affaire souligne le conférencier, c’est la
collaboration étroite entre l’Agence Américaine
de Sécurité (National Security Agency) NSA et les compagnies comme Google,
Skype, Microsoft, Facebook et Yahoo.
Il
faut comprendre aussi que le piratage des données ne se fait pas que par des
logiciels, mais les agents de la NSA piratent des câbles sous-marins et les
fibres optiques pour intercepter les données téléphoniques et informatiques.
Ils interceptent pendant leur transport des serveurs et du matériel
informatique pour y installer des balises de piratage, ajoute-t-il.
Sur
le plan de l’information, il soutient que l’Internet a certes libéralisé la
parole et facilité l’accès à l’information, mais les moteurs de recherche ont
« désintégré les journaux au profit des articles ». Au lieu d’acheter
un journal dans son ensemble, les lecteurs préfèrent aller sur le Net lire des articles
qui ne sont pas toujours rédigés par des journalistes. Face à tout cela
conclut-il, le journaliste doit faire son travail comme il faut pour se distinguer
des non-journalistes qui écrivent sur la toile.
Abdourahim Barry (étudiant
au Cesti)
lundi 18 août 2014
UCAD:Bilan des dégâts et témoignages des amis de Bassirou Faye
Au lendemain des affrontements qui
ont conduit à la mort de l’étudiant Bassirou Faye, le bilan est très lourd un mort et des dégâts matériels
i
inestimables, le récit d’une journée sanglante.
Au lendemain des affrontements entre
les étudiants et les policiers, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar affiche
un décor triste. Le campus sociale
semble à un champ de guerre, on constate les dégâts à l’œil nu, les pierres et
les éclats des gaz lacrymogènes sont partout.
Mais les images les plus frappantes
se trouvent dans les pavillons notamment les pavillons B, E et D. Dans ces
trois pavillons toutes les portes ont été défoncées sans exception, des traces
de sang dans les couloirs et certaines chambres. Des documents par terres, des
ordinateurs et postes téléviseurs saccagés et des habits éparpillés partout
complètent le décor.
Le campus est presque vidé de ses locataires,
d’autres sont en route pour quitte l’UCAD et ceux qui étaient absents au moment
des faits viennent constater les dégâts. Les camarades de Bassirou Faye décédé
lors des affrontements d’Hier témoignent.
«Je suis dans le même amphi que lui,
hier même on a parlé au téléphone, il était notre responsable d’amphi »
soutient Abdoulaye Diaw. « C’est mon ami intime j’étais sur la même liste
que lui, j’étais son adjoint et c’est quelqu'un qui n’aimait que le travail,
même hier on était ensemble, on travaille toujours ensemble dans l’amphi, il a
tout fait pour les étudiants de notre département» ajoute Daouda Dème.
Avec un visage crispé, les larmes
presque qu’aux yeux, El hadji Sané étudiants en master à la faculté des
Sciences et Techniques (FST) quant à lui demande que la justice soit faite et
réclame le départ du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche,
Mary Teuw Niane.
Trouvés au pavillon B dans la chambre
52 avec un air découragé, les étudiants Seyni Dieng et Mouhamed Beye nous racontent ce qui leur est
arrivé. « Nous somme des étudiants, nous disons que ce qui s’est passé hier
est grave. Moi j’avais cours c’est après que mes camarades m’ont appelé pour me
dire que les GMI sont entrés dans
les chambres et ils saccagent tout à
leur passage. Dans notre chambre il y a eu un blesse, avec une blessure
mineure, mais à la chambre 50 il y a 4 blesses avec des fractures. Donc je
demande au président de la république de prendre ses responsabilités car à
quelques semaines des examens, ils ont
détruit tous nos documents, témoigne Séyni Dieng étudiant à la Faculté des Lettres et Sciences
Humaines (FLSH).
Son camarade de chambre Mouhamed
Beye étudiant en 5ème année à la faculté de médecine ajoute quant à lui
«je n’étais pas là au moment des faits mais à mon retour j’ai constaté les
dégâts. Ils sont entrés sans trouver personne ensuite ils ont décidé de brûler
la chambre, le lit et nos ordinateurs sont
entièrement calcinés.
A notre présence il y avait quelque
disputes entre un groupe d’étudiants et les agents du COUD responsables du
pavillon B. selon les étudiants toutes les chambres ont reçu la visite des policiers
sauf la chambre 31. « Nous avons constaté une injustice notoire de la
part du COUD car les policiers ont saccagé toutes les chambres sauf la chambre
31du fait que l’occupant sa maman est une chef de résidence ce qui fait que la
chambre été protégée, donc on a décidé de ne plus payer les convenions »,
selon Cheikh Abdoul Khadre Dansoko étudiant en Licence3 (L3) à la faculté de
droit.
Certaines rumeurs faisaient état de
filles tabassées maltraitance de la même manière que les garçons, mais cette
information semble être non crédible. Nous somme rendu au pavillon Q occupé par
les filles, mais l’ambiance est totalement différente de celle qui règne dans
les pavillons masculins.
Méfiantes à tout individu étranger au pavillon, il est
très difficile d’avoir une fille qui accepte de témoigner. Apres passage dans
plusieurs chambres enfin une étudiante accepte de parler sous couvert de
l’anonymat « nous avons entendu comme tout le monde qu’on a tabassé des
filles, mais nous dans notre pavillon ce n’est pas le cas, aucun policier n’a
entré dans nos chambres », soutient notre interlocutrice.
Abdourahim Barry (étudiant au Cesti)
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